
Mes chers concitoyens,
Comme il est d'usage, mes tous premiers mots vont être en destination de Benjamin McGregor. Je ne peux que le remercier. C'est, en effet, un véritable honneur qu'il m'est fait là en me nommant au ministère des finances, de l'économie, du budget, du commerce et de l'industrie. Oui, c'est un intitulé compliqué à dire (rires)... C'est aussi un ministère extrêmement complexe et important dans la vie quotidienne des frôceux. Bien plus qu'un simple chef de parti ou de gouvernement, Benjamin est un ami et la confiance qu'il me donne en m'attribuant cette fonction ne peut que me ravir.
Je viens de le dire, ce ministère a une place primordiale dans le gouvernement. C'est pourquoi de ma nomination jusqu'à ma démission je ne ménagerai pas mes efforts pour faire bouger les choses dans les domaines que mon ministère englobe. La particularité de la fonction de ministre est que l'on ne sait jamais quand cela va se terminer, je ne viens donc pas avec à l'esprit un calendrier fixe puisque je ne peux prévoir combien de temps je vais passer ici, même si au fond de moi-même j'espère être le plus longtemps possible en poste. Malgré cette contrainte, nous avons, durant les discussions pour la formation du gouvernement, élaboré un programme commun à la coalition de gauche qui aujourd'hui dirige le pays. Evidement, je vais tenter de suivre cet accord au plus près. Vous en n'aurez connaissance très vite et je vais vous dévoiler certains grands axes que j'aimerais développer dans mon action ministérielle.
Premièrement, je crois en la force de l'économie globalisée. Je ne suis pas un ennemi de cette économie. Actuellement, nous devons compter sur des échanges avec le monde entier, d'autant que nous avons une place géographique au centre du bassin méditerranéen qui connait l'une des plus grandes concentration d'individus. Dans le cadre d'une intégration plus forte de la Frôce, en particulier économique, je vais travailler de concert avec le président de la République, chef de la diplomatie, pour améliorer nos relations commerciales avec nos voisins. Dans les prochains jours, nous rencontrerons certainement des dirigeants italiens. Mon objectif est de faire de la Frôce un acteur des discussions économiques, financières et commerciales internationales en ces temps de crise. Nous avons plus que jamais besoin de communiquer avec nos partenaires.
Sur un plan intérieur, là où se situera la majeur partie de mon travail, je m'attacherai à dynamiser l'économie frôceuse. Je veux défendre nos PME qui sont le coeur de notre économie, il est donc de mon devoir d'aider à la création de celles-ci et de faire baisser les charges fiscales pesant sur elles. Je crois en l'ingéniosité de nos entrepreneurs et il ne faut pas que des barrières injustes entraves la création d'entreprises compétitives qui créeront de la richesse et des emplois. Le gouvernement souhaite favoriser les entreprises qui osent, celles qui investissent dans la formation, les domaines de santé, de recherche, de service social ou dans les technologies vertes. Je suis un adepte du business qui profite à l'intérêt général. Aidons aussi les entreprises locales, celles qui ont le plus de mal à accéder au crédit, nous mettrons en place des petits prêts à taux zéro pour relancer cette activité locale. Je ne veux pas mettre opposer les grands groupes et les petites entreprises, notre économie a besoin des deux et même d'une forte classe d'entreprises de taille moyenne.
Mon action sera placée sur une fiscalité plus juste. La TVA sera baissé sur les produits de première nécessitée qui sont trop souvent victime des augmentations des prix. A l'inverse, nous taxerons plus durement, pour contrebalancer, les produits de luxe. Le développement de la solidarité entre les plus riches, les classes moyennes et les plus pauvres est nécessaires à notre cohésion sociale. Il faudra notamment taxer les exorbitants stocks options qui échappent à l'imposition, tout comme les flux boursiers à hauteur de 3%. La finance est nécessaire mais la spéculation doit être freiner et doit porter le moins préjudice possible à l'économie réelle. Et nous lutterons contre les paradis fiscaux et l'évasion fiscale au niveau national et international.
Par ailleurs, nous réhabiliterons le rôle de l'Etat dans le secteur bancaire en offrant aux frôceux le choix entre le privé et le public. Je crois que l'activité bancaire est bénéfique à notre économie. Cependant, les frôceux doivent avoir le choix de placer leur épargne dans une banque privée ou publique. Nous nationaliserons aussi la distribution d'eau, l'eau étant un élément vital, je crois que l'Etat doit avoir un monopole de ce côté-là. Et pourtant, je me considère comme un défenseur des entreprises privées.
Voilà ce que serons mes axes lors de mon action en tant que ministre. Je le répète, je ne suis pas un ennemi de l'économie bien au contraire, vous n'avez pas quelqu'un qui souhait un monopole de l'Etat à tout va, je veux une économie libre mais juste. Une économie où l'on favoriserait l'audace d'entreprendre. Et le ministère ne sera pas un vulgaire péage, il sera un promoteur de la priorité à la création d'entreprise, de richesse et d'emplois.
Merci de votre attention.
Vive la République !
Vive la Frôce !