Allocution du Président de la République

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Louis-Damien Lacroix de Beaufoy
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Allocution du Président de la République

Message par Louis-Damien Lacroix de Beaufoy »

[HRP : Ce discours a lieu le 31 décembre, comme prévu. Bonne année à tous, d'ailleurs. ^^]

Après les nombreuses animations qui avaient eu lieues tout au long de la journée et le banquet pour le nouvel an, le Président de la République monta sur la grande estrade mise en place pour l'occasion dans les jardins du Palais d'Anthelme, où il s'approcha des micros avec une flûte de champagne à la main. Il ne buvait jamais, par conviction religieuse, estimant que l'alcool altérait ses capacités de réfléxion et son raisonnement. Mais ce soir, il ferait une exception. Il adressa un sourire à l'assemblée des invités présents, alors qu'un projecteur braqué sur lui diminua légèrement la luminosité. A l'arrière, sur les murs et les fontaines se jouait un spectacle de lumières, faisant briller l'eau de diverses teintes surprenantes et plaçant des effets sur les murs et les buissons. Sur le pupitre, un compte à rebours s'afficha alors. Il restait un peu moins d'un quart d'heure avant le 1er janvier. Louis-Damien entama donc son discours, alors que derrière lui l'animation continuait silencieusement :

Chers compatriotes,

En ce 31 décembre 2010, je vous adresse à toutes et à tous, mes voeux les plus sincères pour la nouvelle année qui arrive désormais à grand pas. Je souhaite à notre pays, pour les mois à venir, qu'il continue à prospérer, encore et toujours dans le respect des libertés, des droits fondamentaux de l'être humain et de la démocratie. Je lui souhaite également de poursuivre dans la voie du pluralisme et du débat politique, centre névralgique de l'éveil des citoyens.

En 2010, vous avez été nombreux à vivre coeur battant, à mesure que la démocratie remportait des victoires décisives. Ce 26 juin 2010 demeure un jour historique, celui où une Constitution a uni nos convictions et nos valeurs au profit de l'espoir, de l'entraide et de la tolérance, au profit de l'unité. Nous avons mis fin à la dictature et nous l'avons aujourd'hui définitivement enterrée puisque les derniers bastions nostalgiques du passé se sont effondrés tant idéologiquement qu'électoralement. Mais pour autant la plus belle leçon que nous avons à retenir des évènements qui ont bâti notre histoire moderne, c'est de ne jamais perdre de vue l'intérêt national et commun. Il nous appartient à tous et à toutes de maintenir la République, au quotidien. Cela passe par le vote, l'expression du suffrage, la représentativité nationale et la fin des sièges parlementaires vides, les débats entre partis, les campagnes électorales et tant d'autres voies. Mais cela se base aussi sur des valeurs humaines. On ne peut se prétendre garant d'une Constitution et de toute l'unité d'un peuple sans s'être, au préalable oublié soi-même pour ne servir qu'un seul intérêt, celui du peuple frôceux. L'abnégation, l'humilité, le respect sont autant de qualités qu'un politique frôceux ou qu'un parti politique doit posséder. Parce que ce sont ces qualités qui garantissent la continuité de l'Etat, le consensus sur des questions essentielles, comme le respect de la démocratie, des institutions, des libertés fondamentales. Nous diviser sur la forme que doit avoir notre République, c'est ouvrir la porte aux extrémismes, c'est nourrir le discours diabolisant et populiste des factions anti-républicaines. En somme, c'est prendre le risque que demain, l'idéal de démocratie ait perdu toute valeur légitime aux yeux des gens, qu'il ne soit devenu que le synonyme de la corruption, des tractations de l'ombre, des partisaneries destructrices, de ces querelles qui plonge le pays dans l'immobilisme au lieu de le faire avancer.

Au quotidien, chacun d'entre vous apporte sa pierre à l'édifice. Tous autant que nous sommes, nous ne devons pas oublier que nous revenons de loin, que nous avons lutté, fait des sacrifices et que nous avons gagné durement, au prix du sang, de pertes humaines et de courage. Mais toute victoire est éphémère, demain, notre pays devra affronter des situations inconnues, des évènements aléatoires encore indéterminés. Nous devrons être à la hauteur. Nous ne pourrons les surmonter que soudés et volontaires. Cela implique que dans l'adversité nous mettions de côté toute vélléité, tout égoïsme caractérisé. Dans quelques semaines, mon mandat va prendre fin. Je sais que je partirais éternellement honoré de la confiance que vous avez placé en moi et du travail accompli sous mon mandat. J'ai eu l'occasion de travailler avec des volontés, des personnes sérieuses et humbles. J'ai eu l'occasion de voir naître des projets passionnés, écrits durant de longues nuits blanches pour pouvoir ensuite être présentés. Je ne tarderais pas à dire que ce début de notre République porte les fruits d'un travail considérable, d'un ciment renforçant notre base démocratique et nos droits. Je rends hommage à ses gens, qui tels les Grecs à Athène, tels les Egyptiens à Alexandrie ou encore les Romains à Rome ont bâti l'avenir de leur main, n'ayant pas peur de la tâche immense qu'ils avaient à accomplir, ne reculant pas devant les défis de demain. En tant que Président de la République, je suis fier de la fonction que j'ai occupé, fier des toutes celles et ceux qui ont relevé ces défis et qui donnent un sens à cette nouvelle année 2011, une vie à notre République, à notre Frôce. Je sais également que je transmettrais à mon successeur, quelqu'il soit, un poste difficile, ardu, qui lui demandera à la fois écoute, présence et réflexion. Les responsabilités et la pression diplomatique comme politique sont des éléments quotidiens qui viennent ponctuer la vie d'un Chef de l'Etat.

A ce poste, on ne connait ni repos, ni vacance. Il faut l'assumer et avancer avec, travailler activement, en permanence. Au terme de ces deux mandats, j'aurais eu la fierté de travailler avec des gens admirables, travailleurs et engagés qui ont sacrifié de leur temps libre de leurs congés pour tenir des engagements. Pour cette année 2011, nous devons continuer avec la même ferveur et le même abandon à la Nation, à la Patrie. A vous frôceuses, frôceux de coeur ou de sang, à vous citoyens qui avez permis à notre pays de se donner les chances de réussir et de tourner la page de la Dictature, à toi, notre Frôce qui demain s'élèvera sur des bases républicaines et démocratiques, solides fondations pour ton édifice, humblement, ce soir, je porte un toast ! Que 2011 nous porte encore et toujours vers l'égalité, la liberté, la démocratie et la justice.

Vive la République, vive la Frôce.
Et bonne année.


Minuit pile, quel timing. Le compte à rebours disparut, tandis que toutes les lumières se coupèrent. Détonation, flashes, le feu d'artifice avait commencé devant une assistance ébahie et des applaudissements. Louis-Damien but une gorgée de champagne et tourna le dos pour voir le feu d'artifice.

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Louis-Damien Lacroix de Beaufoy,
Ancien Président de la République Frôceuse,
Membre de droit à la Cour Suprême,
Directeur des Editions Lacroix,
Directeur Adjoint de Meade Airlines.


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