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Lettre ouverte au président de l'Assemblée Nationale

Posté : 22 août 2011, 21:35
par Jack Kusher
Mon cher, mon très cher M. McGregor,

Depuis le temps que vous pratiquez le putsch médiatico-politique, tout le monde commence à connaître votre propension (que vous assumez, c'est au moins un point positif) à passer au-dessus des règlements et à vous fier d'avantage à votre bon-vouloir qu'aux règles de la démocratie et de la propriété. Toutefois, si depuis la chute de la dictature en Frôce, de nombreux républicains se sont escrimés à mettre en place des lois réglant le fonctionnement démocratique, nul doute que c'était principalement pour que ces lois - oui, vous avez deviné ! - règlent le fonctionnement démocratique.

C'est pourquoi, M. le Président de l'Assemblée Nationale (et de rien d'autre, jamais, par pitié), je vous demanderai de cesser de prendre des décisions ne s'appuyant sur rien d'autre que votre considération personnelle (à savoir, au cas où vous ne l'auriez pas compris, suspendre la mise au débat des projets gouvernementaux) et de plutôt, pour une fois dans votre vie, consulter les lois de notre République. J'attends donc que vous cessiez immédiatement votre, excusez moi l'expression, caca nerveux, et que vous repreniez incessamment sous peu le travail pour lequel vous êtes payés, à savoir soumettre les projets de loi à l'Assemblée Nationale.

Je vous remercie d'avance de votre coopération qui, je n'en doute pas, sera prompte et efficace.
Jack Kusher, Représentant Parlementaire, Républicain, Citoyen Frôceux.

Re: Lettre ouverte au président de l'Assemblée Nationale

Posté : 23 août 2011, 07:41
par Benjamin McGregor
Monsieur Kusher,

Je prends acte de votre demande et je vais donc ouvrir le débat, vu que votre demande est légitime, malgré le ton injurieux.

Ceci dit, je tiens à vous faire signaler que j'ai suspendu ce projet car personne n'est la pour en débattre, ni pour voter les textes. Ce n'est pas une attaque, ce n'est pas une manœuvre électoraliste, c'est un simple et triste constat déjà effectué avant la fin du mois de juillet.

Je peux vous assurer que si le Gouvernement avait été dirigé par vos soins, et que l'absence incroyable de député avait été la même, j'aurais pris les mêmes positions.

De plus, je me souviens avoir mis en garde la représentation nationale sur ces absences trop répétées et, surtout, sur le fait qu'il était important que je sois prévenu afin de faire fonctionner au mieux nos institutions avec les lois qui le permette !

Pour conclure, si votre désire de débattre du Projet de Loi concerné par la suspension, vous auriez pu, dès votre retour, demander au Président de l'Assemblée Nationale par intérim de lancer les procédures. Ce que vous n'avez pas fait. Vous étiez surement plus occupé a rédiger des communiqués contre ma personne et contre le gouvernement.
Si je vous suis bien, si je n'avais rien dit et rien fait, vous n'auriez pas réagit. Incroyable !

Bien à vous,
B. McGregor,
Président de l'Assemblée Nationale

Re: Lettre ouverte au président de l'Assemblée Nationale

Posté : 23 août 2011, 12:59
par Jack Kusher
Monsieur McGregor,

Je suis, pour commencer, au regret de vous informer que mes activités politiques se passent aisément de votre avis, et bien que mon attitude consistant à réagir lorsque vous faîtes n'importe quoi semble vous gêner, je pense que c'est quelque chose que je dois aux Frôceux. Vous conviendrez qu'il faut bien que quelqu'un vous empêche de faire trop de bêtises.

Je tiens cependant à vous remercier d'avoir accédé aussi promptement à ma demande. Sachez toutefois que cette demande ne vient nullement d'un désir brûlant de débattre et de voter le projet sur la modification d'une excellente loi qui équivaut à la suppression de ses points les plus importants - d'un projet dont je me serais donc personnellement bien passé - mais simplement d'une volonté de vous rappeler vos missions de Président de l'Assemblée Nationale. Alors non, je ne suis pas allé voir le président par intérim de l'Assemblée Nationale pour accélérer un processus que je n'avais nulle envie d'accélérer, ce qui ne m'ôte aucune légitimité de réaction face au blocage que vous avez opéré. J'aurais pu vous laisser bloquer ce texte dont je ne veux pas, mais ce n'est pas comme ça que je conçois le débat démocratique, et vous me permettrez de citer Voltaire lorsqu'il disait : "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire".

Et croyez-moi, si le gouvernement avait été dirigé par mes soins, je peux vous garantir que j'aurais été autrement plus virulent face à un tel blocage de nos textes !

Si vous n'aviez rien fait et dit, je n'aurais sans doute pas réagi, parce que, bien naïvement, je vous l'accorde, je ne suis pas sans cesse dans votre dos à surveiller que vous faîtes correctement votre travail. Mais puisque vous avez fait un communiqué pour clamer haut et fort que vous cessiez de le faire, votre travail, j'ai immédiatement réagi et je m'en félicite, puisque vous avez réagi vite, et bien.

Veuillez enfin m'excuser si ces remerciements ont un peu la sonorité d'un réquisitoire, mais vous conviendrez que votre réponse m'y engageait.

Sur ce, je vous souhaite une bonne continuation.
Jack Kusher,
Empêcheur de faire des bêtises en rond