Article posté le 18/12/11
Suite à la
nomination du gouvernement il fallait bien évidemment un commentaire acerbe et critique. Le voilà.
Un Premier ministre qui s'attribue lui-même les fonctions de ministre de l'Education. Une vraie galère, un titre trop large pour des épaules chétives. La preuve ensuite de l'équipe gouvernementale en carton, pour qui le copinage est plus important que de s'accorder la majorité totale à la représentation nationale.
Hugo Salinovitch devient ministre, avec en prime pour sa loyauté envers le pouvoir gauchisant le titre de VPM: Vendeur de Projets Merdiques. Beaucoup de personnes l'attendent au tournant, on le connait surtout pour ses sorties sans cervelles et ses interventions parfois hors-contexte, avec énormément d'acharnement verbal et d'intonations pas toujours bien placées. Rappel utile: sa présence lors des débats en a fait un atout considérable pour la gauche, en manque d'orateurs de paille. L'avenir nous dira si le verbe suffit à être bon.
Laurent de Montredon fait encore mentir les rumeurs du bouffons hollandais. Reconduit sans dynamisme à sa gache préférée, celle de matraqueur de jeunes et de soubrette nationale. Non, soubrette de jeunes et matraqueur national. Simplement soubrette de jeune, in fine. L'homme qui a voulu créer un service national très bon par rapport à ce qui s'était fait précédemment a fini par baisser sa culotte de fanfreluche devant tous les gosses du pays, en acceptant de négocier avec eux. Clairement, le projet de loi s'est fait violer une première fois par la rue, une seconde fois par l'Assemblée Nationale et une troisième fois en étant rejeté. Le service national est la pute de la République, et en laissant faire, Montredon est devenu son mac. En espérant qu'il fasse moins bien en goujaterie mais mieux en terme d'avancée républicaine, je lui apporte tout mon soutien.
Luke de Askalovitch, encore un homme à la pointe du mouvement de gauche. Très bon comme Président de l'Assemblée, rapide et efficace, il donne une impression de technocrate plutôt que d'idéologue. Pratiquement mercenaire technique démocrate, il a le comble d'écoper du secteur le plus difficile à gérer dans le gouvernement: économie, finance et le tralala. Personne ne s'étant pas caractérisé par son côté trublion, c'est avec des trombones qu'il accroche ses dossiers avec le calme et le froid d'un employé placide de bureau. Non-fantaisiste, saura-t-il nous éblouir par un talent caché ? J'en doute.
Ondine d'Arcadie à la Famille, recherche, santé et affaires sociales. Un ministère de femme pour une femme. La gauche marque un point dans la complaisance envers sa marmaille toujours en quête de nouvelles conneries à faire (cf les révoltes lycéennes), avec le ton condescendant de la mère de famille disant "vous comprenez, il faut qu'ils cherchent eux mêmes leurs limites". J'ai espoir de voir les limites de la science rapidement apparaître grâce à elle, ce qui permettra aux pèlerins et autres pieux de chiner tranquillement dans nos rues.
Henri Quinault, l'homme surprise. Ineffable, inaudible, c'est l'homme dont les préfixes privatifs l'accompagnent à chaque fois qu'il sort sa tête de chez lui. Pour nous, il sera grand serviteur à la Justice et aux institutions, en gros le job pénard de bouche-trou. Avec l'avenir, on dira peut être du bien de lui. Enfin, si on se souvient de son action.
Fabio Martini, la personne la moins en vue du moment avec moi. Outsider de grande renommée, il a la même utilité qu'un Quinault, le charme en plus. Gouailleur, il aime cependant peu parler, puisque rares sont ceux à l'avoir vu dans un seul débat. Manifestement, c'est une personne de l'ombre. Il aurait pu y rester si la FDF avait envie de donner plus d'importance au REC dans le gouvernement. Chose étant faite, sa place assurée, on attendra avec beaucoup d'impatience son premier communiqué. Le tout avec une pointe d'ironisme, j'espère qu'il me fera mentir si j'affirme que ce sera un valet de chambre qui prendra la parole à sa place.
Richard Cypher. Je n'irai pas plus loin. Sauf qu'il est tout comme son pote Martini-sec adjoint au PM dans le domaine de l'Education. Sale histoire, deux adjoints qui ne s'amuseront pas à se mettre des batons dans les roues. Au final, le PM a voulu la "charge" de ministre de l'Education, mais ce seront ses rejetons qui feront le sale boulot. Enfin, peut être.
Un indépendant dont le nom ne mérite pas d'être cité aux Transports et le tintouin. La dessus rien à dire, on encule les mouches sur tapis feutrés made in Hotel Belley.
Et le meilleur pour la fin, Faraday ! Celui là, en plus d'être le second capichef de ce rafiot maltais rafistolé de toute part, est à l'environnement. Qu'on se le dise, c'est un mec. Pas le plus audible, mais c'est le meilleur parmi les toutous, le plus fidèle (avant Salinovitch) et celui qui a le moins d'envergure. En faisant de lui son lieutenant, McGregor a compris que rien ne pourrait lui arriver de plus qu'un massage des pieds une fois le petit Faraday passé sous le bureau.
En guise de conclusion, ce gouvernement fantoche de taches ne va nous réserver aucune surprise. La longue et monotone continuité du pouvoir à gauche, avec une chambre d'enregistrement appelée pudiquement "Assemblée Nationale" ne sera pas la plus joyeuse.
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